Kawa Kabuya rouvre la microstation de Vukulula : un souffle nouveau pour les caféiculteurs

La microstation de lavage de café de Vukulula, longtemps paralysée par l’insécurité, reprend ses activités, après des années d’interruption suite à l’activisme des rebelles ADF. Cette décision de la Coopérative Kawa Kabuya (CKK), soutenue par Trust Investment Development (TID), ouvre de nouvelles perspectives aux producteurs locaux. À Vukulula, sur l’axe Isale Vulambo, la production du café portait les stigmates de l’insécurité. La microstation de lavage, jadis essentielle au traitement des cerises, était tombée à l’arrêt, laissant les caféiculteurs sans solution adaptée pour valoriser leur récolte. En cette grande saison culturale 2025, de septembre à décembre, la Coopérative Kawa Kabuya a choisi de redynamiser cette infrastructure stratégique. Objectif, permettre aux producteurs de livrer leurs cerises dans de bonnes conditions et d’accéder à des prix plus rémunérateurs grâce au respect des standards de qualité. Les résultats sont probants. La collecte connaît une progression remarquable et le traitement du café s’effectue désormais dans les règles. « C’est un changement concret que nous voulons ramener à Vukulula. Et celà passe par un meilleur traitement des cerises afin de garantir aux producteurs un revenu équitable. C’est ainsi que nous encourageons à produire davantage », déclare Shakes MUYISA, Directeur Gérant de la CKK. Cette relance a été rendue possible grâce au concours de Trust Investment Development (TID), institution de microfinance partenaire de la CKK. Par sa proximité et son appui financier, la TID a facilité la remise en service de la station et soutenu les opérations de collecte. « C’est grâce au crédit agricole obtenu à la TID que Vukulula a repris ses activités. Je le félicite pour son engagement de soutenir la CKK dans sa démarche d’améliorer les conditions des cafeiculteurs » ajoute Shakes MUYISA. Au-delà de la réouverture, la reprise de la microstation de Vukulula symbolise la résilience de la coopérative et d’une communauté qui refusent de céder face aux épreuves. Pour Kawa Kabuya et ses partenaires, c’est une étape vers un café de qualité, porteur d’espoir et de développement local.

Le café du Nord-Kivu séduit l’Italie grâce à l’appui du Gouvernement congolais

Grâce au lobbying du Ministre de l’Agriculture, Muhindo Nzangi Butondo, la Coopérative Kawa Kabuya et la société Christine Company viennent de réaliser une avancée majeure sur le marché international du café. Les deux structures ont exporté deux lots de qualité supérieure : K3 pour Kawa Kabuya et K5 pour Christine Company, destinés à un acheteur italien. Cet accord n’aurait pas été possible sans l’implication directe du ministre, qui a personnellement contacté le client italien afin de sceller ce contrat commercial. Ce geste traduit la volonté du Gouvernement congolais de soutenir activement les entreprises et coopératives du secteur agricole, tout en valorisant les produits agricoles congolais sur le marché mondial. Pour les acteurs du café du Nord-Kivu, cette intervention est un signe de soulagement, d’encouragement et apporte un nouvel espoir. En effet, la recherche d’acheteurs internationaux constitue souvent un défi majeur pour les sociétés agricoles congolaises. Le fait que l’État s’implique en première ligne dans cette mission stratégique ouvre de nouvelles perspectives pour l’ensemble de la filière. Cette réussite dépasse la simple transaction commerciale. Elle représente une étape importante pour l’économie congolaise : en facilitant l’accès des produits agricoles au marché mondial, le gouvernement contribue à l’amélioration des conditions de vie des petits producteurs, à la stabilité des revenus en milieu rural, et à la promotion d’une agriculture durable et compétitive. En saluant cette collaboration fructueuse, la Coopérative Kawa Kabuya et Christine Company restent tournées vers le Ministre Nzangi pour sa bravoure et sa détermination à révolutionner le secteur agricole, de la production jusqu’à la consommation. Ainsi, les deux sociétés espèrent que cet Homme d’État poursuivra son engagement en faveur des agriculteurs et des entreprises, afin que le café, mais aussi d’autres produits agricoles comme le cacao et le robusta, trouvent leur juste place dans le commerce international.

Une usine propre à la Coopérative Kawa Kabuya : un pas pour l’autonomie des caféiculteurs du Nord-Kivu

Le Projet d’Appui au Secteur Agricole du Nord-Kivu (PASA-NK) vient de franchir une étape majeure dans son accompagnement de la Coopérative Kawa Kabuya (CKK). Ce projet finance la construction et l’équipement d’une usine moderne, entièrement gérée par la coopérative. Les travaux en cours marquent une avancée significative pour la filière café et pour les producteurs en travers les territoires de Beni et de Lubero. « Nous félicitons le projet PASA-NK pour accompagner les agriculteurs de la Coopérative Kawa Kabuya dans la construction de l’usine et son équipement. Cette infrastructure va réduire le risque de vol et de perte du café, étant donné que c’est la coopérative elle-même qui aura le contrôle sur son café pendant l’usinage. Il n’y a plus de paiement de frais supplémentaires pour l’usinage », a déclaré Mme SEKERAVITHI, vice-présidente du Conseil d’Administration de la CKK. Cette réalisation répond à une attente de longue date des membres. Depuis des années, les caféiculteurs demandaient une autonomie dans la transformation de leur produit afin d’éviter la dépendance aux usines privées. Pour Muhindo KITHAHERUKA, président du Conseil d’Administration de la coopérative, cette usine change la donne : « C’était la demande des agriculteurs depuis longtemps pour être autonomes et éviter la dépendance aux usines de particuliers. C’est une opportunité pour la CKK de signer les contrats avec les acheteurs du café, étant donné qu’il n’y aura plus de retard dans l’usinage », a-t-il affirmé. De son côté, Shakes MUYISA, Directeur Gérant de la CKK, a insisté sur l’impact opérationnel de cette nouvelle unité : « Cette usine va accélérer le processus du traitement du café pour répondre à la demande en respectant les délais de livraison », a-t-il souligné. La nouvelle infrastructure ne se limite pas à la transformation : elle redonne espoir aux producteurs. Autrefois marginalisé, depuis une décennie le secteur caféier du Nord-Kivu retrouve peu à peu sa place grâce à de telles initiatives innovantes. « Nous allons maintenir notre position et poursuivre le slogan La qualité, c’est notre spécialité. Les membres du Conseil d’Administration vont s’activer pour mobiliser les partenaires financiers afin de dynamiser les Micro Stations de Lavage (MSL) », a ajouté le président. Ce projet s’inscrit dans un ensemble plus large d’appuis. RIKOLTO, partenaire stratégique de la CKK, contribue à la construction de micro-stations de lavage café avec un co-investissement de 40% par les producteurs et 60% par le projet. L’ONG accompagne également la coopérative dans l’éducation financière des producteurs, les certifications internationales (Fairtrade, Biologique), la contractualisation avec les acheteurs, le processus d’exportation, ainsi que le financement du fonds de commercialisation. Elle soutient aussi l’amélioration des bonnes pratiques agroécologiques et contribue aux charges de fonctionnement de la coopérative. Ainsi, la construction de cette usine ne représente pas seulement une infrastructure : elle est le symbole d’une nouvelle ère pour la filière café du Nord-Kivu, une ère d’autonomie, de professionnalisation et de reconnaissance internationale de la qualité du café produit par la Coopérative Kawa Kabuya.

La Coopérative Kawa Kabuya brille au concours régional de qualité du café de l’AFCA

La ville de Dar es Salaam, en Tanzanie, a récemment accueilli la Conférence et Exposition Régionale Taste of Harvest, un événement majeur organisé par l’Association Africaine des Cafés de Qualité (AFCA). Cette compétition prestigieuse a réuni 83 échantillons de café Arabica provenant de huit pays membres de l’AFCA, avec une distinction entre les procédés de traitement : 37 cafés traités par voie lavée, 24 par voie naturelle et 9 par voie « honey ». En plus de cela, 13 échantillons de Robusta ont également été évalués. Un exploit remarquable pour la Coopérative Kawa Kabuya Dans cette compétition d’envergure, la Coopérative Kawa Kabuya, basée à Butembo, en République Démocratique du Congo, s’est distinguée en décrochant la quatrième place avec un impressionnant score de 88.25 points. Cette performance est d’autant plus remarquable compte tenu du contexte instable qui prévaut dans la région du Nord-Kivu. L’expert en développement agricole et l’un des initiateurs de cette Coopérative, Ivan Godfroid a exprimé son enthousiasme face à cette réussite : « Les bonnes nouvelles du Congo sont tellement rares de nos jours qu’il faut fêter quand on les reçoit. La société Coopérative de café Kawa Kabuya, que nous avons soutenue en tant que Rikolto depuis sa constitution en 2014 jusqu’à aujourd’hui, a fini dans le top 5 des meilleurs cafés arabica du concours régional de qualité de l’AFCA avec une qualité impressionnante de 88.5 points. Quel exploit dans les circonstances instables actuelles ! Sincères félicitations aux membres agriculteurs et à l’équipe coopérative ! » Un symbole de résilience et de qualité Pour le Directeur Gérant de la coopérative, Shakes Muyisa, cette victoire confirme que Kawa Kabuya s’est imposée comme une référence en matière de café de spécialité en République Démocratique du Congo. Il souligne que cette reconnaissance est le fruit de l’engagement et du travail acharné des caféiculteurs du Nord-Kivu, qui continuent de produire un café arabica d’exception malgré les conflits et les défis logistiques dans la région. Un soutien technique crucial de Rikolto et AgriTerra Ce succès est également le résultat de l’appui technique fourni par Rikolto et AgriTerra. Rikolto joue un rôle clé dans l’accompagnement stratégique et organisationnel de la coopérative, en veillant à son développement durable et à l’accès aux marchés internationaux. De son côté, AgriTerra soutient la coopérative en renforçant les compétences des membres et en garantissant la production d’un café de spécialité répondant aux normes internationales. Grâce à ces collaborations, les producteurs ont amélioré leur maîtrise des techniques post-récolte, contribuant ainsi à la valorisation du café congolais sur les marchés de niche. Cette performance est un pas de plus vers la promotion du café congolais sur la scène internationale. Le succès de Kawa Kabuya prouve que, malgré l’instabilité, les producteurs de café du Congo restent déterminés à hisser leur terroir parmi les meilleurs du continent. Félicitations aux membres de la coopérative et à tous ceux qui contribuent à l’essor du café congolais !

Kahambu Sekeravithi Henriette, vice-présidente de la Coopérative Kawa Kabuya engagée au service du café congolais

Le 8 mars est une journée dédié à la reconnaissance du rôle crucial des femmes dans tous les domaines de la vie. À cette occasion, il est essentiel pour la Coopérative Kawa Kabuya de mettre en lumière des figures féminines inspirantes qui, dans notre rayon d’action, brisent les barrières et ouvrent la voie à un avenir plus équitable. C’est dans ce contexte qu’en cette 2025, la Coopérative Kawa Kabuya célébre Mme Kahambu Sekeravithi Henriette comme première vice-présidente de la Coopérative Kawa Kabuya, une femme de détermination qui, depuis plus d’une décennie, œuvre sans relâche pour la promotion du café congolais et d’autres femmes caféicultrices de sa région. Un parcours marqué par la résilience et la détermination À 42 ans, Mme Kahambu Sekeravithi Henriette est un modèle de persévérance et d’engagement dans la caféiculture au Nord-Kivu. Mariée depuis 26 ans et caféicultrice depuis 2008, elle réside dans le village de Vusorongi, près de la commune rurale de Kyondo. Son ambition première était de briser un mythe bien ancré dans les communautés rurales : celui qui considère que certaines cultures économiquement stratégiques, comme le café, le cacao, le coton ou encore le quinquina, sont l’apanage des hommes. « En milieu rural, lorsqu’une femme se lève et décide de cultiver des cultures que j’appelle économiquement stratégiques, notamment le café ou le cacao, elle fait face à des regards de découragement. Heureusement pour moi, mon courage et ma détermination m’ont permis de garder la tête haute, parce que je voulais être une femme congolaise qui apporte sa pierre à l’édifice », confie-t-elle. Grâce à son engagement et à sa vision, elle a réussi à fédérer d’autres femmes autour d’elle. Son initiative a bénéficié du soutien de plusieurs organisations, notamment le SYDIP, Rikolto, AgriTerra et LOFEPACO, qui lui ont octroyé des semences et un accompagnement technique. Cependant, les défis ont été nombreux, en particulier la production d’un café de qualité et l’accès au marché. Une actrice clé dans la fondation et l’essor de Kawa Kabuya C’est dans cette dynamique qu’en 2014, Mme Henriette a participé à la création de la Coopérative Kawa Kabuya, un projet local né de la volonté de promouvoir les caféiculteurs. Elle fait partie des 2 500 membres fondateurs de cette structure spécialisée dans la culture, la collecte, le traitement et la commercialisation du café Arabica dans les territoires de Lubero et Beni. En 2014, Mme Henriette a mobilisé 40 caféiculteurs de sa localité pour créer une micro-station de lavage (MSL) de café, figurant parmi les 52 MSL que compte la coopérative Kawa Kabuya. Sous sa vice-présidence et celle des autres membres du conseil, la coopérative a récemment élargi son champ d’action en intégrant le café Robusta, le cacao et certaines cultures vivrières complémentaires au café. Aujourd’hui, Kawa Kabuya est dirigée par son troisième Conseil d’Administration, et pour la première fois de son histoire, une femme occupe le poste de vice-présidente. Un leadership inspirant et des initiatives porteuses La vision de Mme Henriette ne s’arrête pas là : elle a également réuni toutes les femmes membres de la coopérative pour les sensibiliser sur leur rôle essentiel dans l’agriculture et la commercialisation du café. Grâce à son engagement, le département des femmes a été officiellement instauré au sein de Kawa Kabuya depuis 2023. Une militante pour une gouvernance équitable et le soutien étatique Mme Henriette est convaincue que pour que les femmes s’impliquent pleinement dans la caféiculture, elles doivent posséder leurs propres champs de café. En effet, les femmes sont souvent perçues comme de mauvaises gestionnaires, une idée reçue contre laquelle elle lutte fermement. Son objectif pour les années à venir est d’encourager les femmes à produire du café Arabica K3 en grande quantité afin de renforcer leur position sur le marché. Consciente des difficultés financières rencontrées par les coopératives locales, elle a plaidé pour une augmentation de la part sociale des membres, passant de 25 à 500, et pour un renforcement des partenariats avec les institutions financières. Toutefois, elle estime que le gouvernement congolais doit jouer un rôle plus actif dans la promotion du secteur caféicole en soutenant les coopératives et en régulant la concurrence. Un combat contre l’ingérence des multinationales Un autre défi majeur auquel Mme Henriette fait face est l’implantation croissante de multinationales dans la zone caféicole, allant jusqu’à installer leurs propres micro-stations de lavage au lieu de collaborer avec les coopératives locales. Pour elle, cette situation met en péril le développement des structures locales et fragilise les producteurs congolais. « Nous allons plaider pour que le gouvernement congolais exige aux multinationales de collaborer avec les coopératives locales au lieu de s’implanter de manière indépendante. L’État congolais doit mettre en place une réglementation qui protège nos caféiculteurs et favorise le commerce équitable », martèle-t-elle. Une vision tournée vers l’avenir Le parcours de Mme Kahambu Sekeravithi Henriette est un exemple éclatant de la manière dont les femmes peuvent non seulement s’impliquer dans des secteurs traditionnellement dominés par les hommes, mais aussi y exceller et y jouer un rôle moteur pour le développement social. À travers ses initiatives et son engagement, elle prouve qu’il est possible de transformer le secteur du café congolais et d’y intégrer pleinement les femmes. En ce 8 mars 2025, son histoire résonne comme un message d’espoir et de détermination pour toutes les femmes rurales du Congo et d’ailleurs : avec du courage et de la persévérance, elles peuvent non seulement briser les barrières, mais aussi bâtir un avenir meilleur pour elles-mêmes et pour leur communauté.

Kawa Kabuya brille à l’AFCA : un café́ d’excellence au cœur de la tourmente

Dans un contexte marqué par l’insécurité́ et les conflits armés au Nord-Kivu, la Coopérative Kawa Kabuya continue de hisser le café congolais sur la scène internationale. Lors de la récente compétition « Taste of Harvest » organisée par l’African Fine Coffees Association (AFCA), la coopérative a décroché la deuxième et la troisième place, confirmant ainsi son statut de référence en matière de production, de traitement et de commercialisation du café́ Arabica de spécialité́. Shakes Muyisa, Directeur Gérant de la coopérative, salue cette performance avec fierté : « En gagnant la deuxième et la troisième place pour cette compétition AFCA, la Coopérative Kawa Kabuya vient encore une fois de prouver qu’elle est une coopérative de référence. C’est une fierté́ pour nos membres producteurs, un honneur pour la RDC. » Une production de qualité́ malgré́ un contexte difficile Avec 2 500 paysans caféiculteurs, Kawa Kabuya évolue dans une région où les rébellions armées, notamment du M23 et des ADF, rendent l’activité agricole périlleuse. Malgré ces défis, la coopérative persiste dans son engagement à produire un café d’exception, véritable levier de développement économique et social. « Mon rôle est d’amener les caféiculteurs à produire un café de meilleure qualité, car c’est le facteur clé qui peut améliorer leurs conditions de vie et contribuer au développement rural en RDC », explique Shakes Muyisa. L’engagement de Kawa Kabuya ne se limite pas à la qualité gustative du café, mais englobe également des pratiques agricoles durables. Certifiée C.A.F.E Practices et biologique, la coopérative veille au respect des critères de traçabilité et de protection de l’environnement, deux éléments devenus essentiels pour accéder aux marchés internationaux, notamment en Europe, où les exigences en matière de lutte contre la déforestation se renforcent. L’excellence pour accéder aux meilleurs marchés mondiaux Dans un marché concurrentiel, où la qualité et l’impact environnemental sont désormais des critères déterminants, Kawa Kabuya mise sur une production responsable et transparente. Chaque lot de café est suivi, de la plantation jusqu’à la tasse du consommateur. « Le café de meilleure qualité est celui qui respecte l’environnement et notre maison commune. C’est aussi un café́ traçable, du champ de production jusqu’à la tasse du consommateur. C’est ainsi que nous pourrons accéder aux meilleurs marchés mondiaux et contribuer à l’essor économique de la RDC », conclut Shakes Muyisa. Des partenaires engagés pour la réussite de la coopérative Ce succès est aussi le fruit d’un accompagnement stratégique de la part de plusieurs partenaires engagés aux côtés de Kawa Kabuya. La coopérative exprime sa gratitude envers Rikolto, qui a joué́ un rôle clé́ dans l’obtention des certifications C.A.F.E Practices et biologique, la construction des micro stations de lavage du café et ils ont rendu disponible les fonds de commercialisation, garantissant ainsi la qualité́ et la durabilité́ de la production. De plus, Agriterra a apporté́ un soutien essentiel en matière de formation technique, de gouvernance et de marketing, permettant à la coopérative de se structurer efficacement et de mieux valoriser son café sur le marché́ international. Grace à ces collaborations, Kawa Kabuya continue de se renforcer, de gagner en compétitivité́ et d’offrir aux caféiculteurs du Nord-Kivu un avenir plus prometteur, malgré́ les nombreux défis auxquels ils font face. Cette reconnaissance à l’AFCA est une victoire collective pour les caféiculteurs congolais qui, malgré́ l’adversité́, continuent de faire rayonner leur savoir-faire et d’offrir au monde un café́ d’exception.

RDC : La Coopérative Kawa Kabuya en première ligne face à la nouvelle réglementation européenne sur le café

À partir de 2026, une nouvelle réglementation de l’Union européenne (UE) imposera aux producteurs de café de respecter des normes strictes pour garantir que leurs produits ne sont pas liés à la déforestation et répondent aux exigences environnementales et sociales. La Coopérative Kawa Kabuya, une société basée dans le Nord-Kivu à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), se positionne comme un modèle de conformité et de proactivité en préparant dès maintenant ses membres à ces nouvelles exigences. Une adaptation anticipée pour rester compétitive Spécialisée dans le café arabica et robusta ainsi que dans le cacao, Kawa Kabuya a pris des mesures ambitieuses pour s’aligner avec la réglementation européenne. « Depuis toujours, nous accompagnons nos caféiculteurs dans la production du café de qualité, tout en préservant un environnement sain. Ces bonnes pratiques restent une garantie pour accéder au marché international, tout en contribuant significativement à la préservation de notre environnement », explique Shakes MUYISA, Directeur Gérant de la Coopérative. Des partenaires techniques pour accompagner la Coopérative Dans sa perspective de préserver l’environnement, Kawa Kabuya a conclu plusieurs partenariats avec des organisations qui accompagnent techniquement la coopérative. C’est entre autres, FIDA en travers Rikolto, Agri Terra et Africa Coffee Connect qui accompagnent la Coopérative à cartographier les champs de tous ses membres, pour avoir une traçabilité du café. En novembre 2024, le dernier accompagnement, c’était avec Africa Coffee Connect qui a formé les agronomes de Kawa Kabuya. A leur tour, ils vont accompagner les caféiculteurs pour améliorer la traçabilité du café. Ces sessions portent sur la traçabilité, les bonnes pratiques agricoles, la gestion durable des ressources naturelles, et les techniques de production respectueuses de l’environnement. La cartographie des champs : un outil stratégique Un élément clé de cette préparation est la cartographie des champs appartenant aux membres de la coopérative. À l’aide de technologies modernes, notamment SmallHoldr mise en la disposition de Kawa Kabuya par Africa Coffee Connect, chaque champ de café est géolocalisé et enregistré dans la base des données. Ces données permettent de situer les zones cultivées par rapport à celles à préserver ; évaluer l’impact potentiel des activités agricoles sur la déforestation et les aires protégées et fournir une traçabilité complète des produits, de la récolte jusqu’à l’exportation. Ainsi, grâce à ces cartes numériques, la coopérative pourra prouver que son café et son cacao sont cultivés sans dégrader les écosystèmes forestiers du Nord-Kivu. Un engagement pour un développement durable Outre la conformité aux normes européennes, Kawa Kabuya voit cette transformation comme une opportunité de renforcer la résilience de ses membres face aux changements climatiques et d’améliorer leurs revenus à long terme. En adoptant des pratiques agricoles durables, les caféiculteurs pourront augmenter leur rendement tout en protégeant leurs sols et leurs ressources en eau. « Notre vision est claire : faire de Kawa Kabuya une coopérative de référence au Nord-Kivu dans production de café Arabica« , affirme Shakes MUYISA. Un impact qui dépasse les frontières locales Avec plus de 2500 agriculteurs, Kawa Kabuya joue un rôle clé dans le développement économique du Nord-Kivu. Dans un contexte sécuritaire très tendue, pratiquement dans plus de 50% des zones où vivent ses membres, Kawa Kabuya reste un facteur de développement social sur lequel s’appuient 2500 ménages de caféiculteurs. Ainsi, en s’adaptant à la réglementation européenne, la coopérative ouvre de nouvelles opportunités d’exportation et renforce la réputation du café congolais sur le marché mondial. Alors que la date limite du 01 janvier 2026 approche, Kawa Kabuya reste persuadée de la possibilité de concilier production agricole, préservation de l’environnement et développement économique des petits exploitants agricoles.